Les applications smartphones et les jeunes… Conscience des parents

Regardez-moi !

Les applications s’installent en deux clics, contrôle parental ou pas. Les parents ne sont pas des machines à scanner et certaines fois, ils sont carrément hors sujet quand il s’agit de vérifier si celles-ci sont adaptées à l’usage d’un adolescent.

Un exemple : Périscope. A priori c’est une bonne application étant donné que derrière il y a twitter. Le problème c’est l’usage dont on fait de cette application. En effet, sur le papier, Périscope est bonne. Il s’agit de faire des vidéos en direct (live) visibles par toute personne ayant un compte twitter, un smartphone (un ordinateur connecté au web) et l’application. Il y a de tout: on peut trouver “je m’ennuie venez blabla”, “cooking”… “art in longboard” et le dimanche matin, on trouve même des lives de cérémonies religieuses protestantes.

 

Cela dit, l’usage est important. Autant un parent pourra partager en direct ses recettes de crêpes ou la cascade du chat joueur, autant les ados vont se draguer entre eux et s’insulter. Voire même, des adultes pourront draguer des ados, les insulter ou encore leurs demander de se dévêtir.

Et là, le risque est grand. Il faut contextualiser.
Les jeunes sont chez eux, et ils reçoivent des insultes directement dans leur sphère intime. Les illustrations présentent sur l’article sont très soft et c’est volontaire. Il y a bien plus d’agressions d’ordre sexuel qu’il n’y paraisse. Elles sont violentes parce que directement au sein de l’intimité, ce n’est donc pas facile à gérer. D’autant plus que les utilisateurs de twitter donnent souvent leurs noms et prénoms en pseudo, et ils donnent également des renseignement sur leur adresse. Il est donc facile sans même cliquer, de trouver directement sur la map ou habite la personne se mettant en scène. Pas besoin de faire une démonstration des drames possibles.

Plan periscope
renseignement du lieu du live
15 ans dans sa cuisine, en pyjama
15 ans dans sa cuisine, en pyjama
Screenshot periscope, 15 ans
3 copines, 15 ans, dans le salon

 

 Sensibilisation

Il n’y a pas une façon de faire pour protéger son enfant, son adolescent ou même son cercle proche d’une utilisation risquée de ces applications sociales. Elles sont “swag”, et il est impossible de maîtriser l’heure et la façon dont les jeunes vont les utiliser. C’est un fait. Il ne faut pas interdire ce type d’application, mais sensibiliser à la façon de les exploiter. Premièrement, il faut absolument instaurer un dialogue. Les parents doivent pouvoir expliquer les dérives et démontrer comment en quelques clics, une personne peu amicale peut s’amener dans le foyer. Il est impossible de contrôler qu’à 3 heure du matin tout le monde dort, il n’y a que le dialogue et une utilisation bien réglée et contrôlée par l’utilisateur lui-même qui peut éviter les drames ou l’exposition aux agressions.

Deuxièmement, s’intéresser à ce que fait l’enfant est toujours plus facile. Même si les parents peuvent se sentir dépassés, l’absence de jugement dans un dialogue aide à s’ouvrir. Donc, ne pas interdire, ne pas dire “c’est mal”. Il faut en tout temps garder à l’esprit que c’est en faisant réfléchir l’adolescent que l’utilisation des applications sociales pourra se réguler.

Si cela ne suffit pas, que la maîtrise de l’outil technologique est clairement défaillante, on peut toujours s’adresser aux organismes sociaux. Dans le cas où les parents se sentent démunis il ne faut pas hésiter à demander à l’établissement scolaire des conseils. Il existe des adresses transmissibles, des aides et même des colloques sur le sujet. Ne pas hésiter donc à exposer à Genève Famille ses problèmes ou ses questions sur ce sujet, il y a toujours des professionnels qui pourront s’entretenir. Il suffit parfois d’exposer et d’expliquer sa situation sur le forum parent.ch pour obtenir des outils ou des conseils avisés.